Mobilisons nous pour sauver la planète

L’impact du réchauffement pourrait être irréversible

Cet adjectif “irréversible“, soigneusement pesé et qui a fait l’objet d’âpres batailles d’experts, traduit l’urgence de l’appel lancé par le Giec aux Etats.
Pour les membres du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), le changement climatique n’est plus un débat : c’est un fait. La question, en ce qui les concerne, est de savoir si l’homme, responsable de cette modification, peut faire machine arrière. Or, ils craignent de plus en plus que les effets en deviennent irréversibles, et ont lancé un cri d’alarme à Valence.

Réunis depuis lundi dans la ville espagnole sous l’égide de l’ONU, les experts du Giec se sont mis d’accord sur un résumé d’une vingtaine de pages de leur 4e rapport, qui doit faire référence sur les 5 années qui viennent et fonder la riposte au changement climatique. Ils reprennent les conclusions des 3 volets publiés depuis le début de l’année, sur les aspects scientifiques du changement climatique, les impacts, et les moyens de s’adapter et de lutter contre le phénomène. Le Giec prévoit ainsi une augmentation de la température mondiale de 1,1 à 6,4°C d’ici 2100 par rapport à 1980-1999, avec une fourchette plus probable comprise entre 1,8 et 4°C. Le niveau des océans pourrait s’élever de 0,18 m à 0,59 m à la fin du siècle par rapport à la période 1980-1999. Vagues de chaleur et fortes précipitations deviendront plus fréquentes et les cyclones tropicaux, typhons et ouragans, plus intenses.

Batailles de mots sur l’avenir de la planète

“Le changement climatique anthropique (d’origine humaine) et ses conséquences pourraient être soudains ou irréversibles“, indique le “résumé pour les décideurs” que les délégués du Giec ont adopté vendredi matin au terme d’une nuit blanche de discussions. Cette phrase a fait l’objet de discussions intenses, certains pays comme les Etats-Unis estimant que l’expression “irréversible” ne correspondait à aucune définition scientifique, selon un participant. D’autres, notamment les Européens, ont insisté pour maintenir la formulation estimant qu’elle traduisait la réalité. La délégation américaine a également combattu - en vain - une phrase indiquant que “tous les pays” seront affectés par les impacts. “C’est important de délivrer le message que tout le monde est vulnérable et pas seulement les pays en voie de développement”, a commenté un négociateur.

Le 4e rapport sera officiellement approuvé en séance plénière samedi matin à Valence. Le prochain round de négociations dans le cadre de l’ONU s’ouvre début décembre à Bali. Il s’agit de donner une suite à la première phase du protocole de Kyoto qui expire en 2012.

source : lci.fr


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